Flammarion

  • Toucher le vertige Nouv.

    Quel est le point commun entre la peur du vide, les doutes existentiels, et le sublime des paysages de montagne ? Une même fragilité de notre relation au monde : le vertige. Ce récit d'une ascension dans le massif du Mont-Blanc, où se côtoient les plus diverses formes de la perception, propose une philosophie du vertige portée par une langue vive et lumineuse. Après La Vie solide, Arthur Lochmann continue d'explorer notre rapport à la matière et au sensible pour éclairer les instabilités contemporaines.
    Et retrouver notre ancrage dans le monde.

  • Buenos Aires n'existe pas Nouv.

    Il est l'Ulysse aux milles ruses de l'art moderne, le Français le plus connu de l'époque à New York. Mais pour l'heure, c'est juste un mince jeune homme au complet froissé. Nous sommes le 9 septembre 1918 et Marcel Duchamp débarque à Buenos Aires. Il cherche une Arcadie, un rivage un peu ouaté qui assourdisse le boucan de la guerre. Il va y passer neuf mois. Le peu que l'on sait de son séjour, c'est qu'il ne parle pas un mot ou presque d'espagnol, travaille en pointillés sur son Grand Verre et se met à jouer aux échecs, jour et nuit. Mais ce que Duchamp ne sait pas lorsqu'il arrive, c'est que la Buenos Aires de 1918 parle mille langues, raffole des sciences occultes, ignore encore le cubisme et s'apprête à connaître la plus grande insurrection ouvrière de son histoire. Ce récit littéraire raconte un « blanc » biographique, où la fiction est appelée à la rescousse là où manquent les documents.
    Jusqu'à imaginer les desencuentros, les rendez-vous manqués de Duchamp avec quelques-unes des plus grandes figures argentines de l'époque, dont Jorge Luis Borges.


  • Récit littéraire et enquête personnelle sur un drame familial inséparable de la plus grande tragédie du XXe siècle : l'extermination des juifs par les nazis. Dans ces pages, l'auteur raconte comment une partie de sa famille a disparu dans l'est de la Pologne au début des années 1940, en laissant quelques lettres, des photos et des souvenirs chez les membres survivants émigrés aux Etats-Unis.


  • Baudelaire illustre, mieux encore que Chateaubriand, ce qu'on pourrait appeler la résistance moderne aux modernes. Ainsi définie, son anti-modernité est une modernité authentique : celle qui résiste au monde moderne. On s'intéresse donc ici aux rapports ambivalents que l'auteur du Spleen de Paris entretint successivement avec la presse, la photographie, la ville et les artistes de son temps. Baudelaire y apparaît à la fois fasciné et réfractaire aux produits du monde moderne ou à ses conséquences techniques, sociales, psychologiques et artistiques.
    C'est un autre Baudelaire qui apparaît alors : celui qui allie horreur et extase face aux métamorphoses de son temps.

  • « Mon histoire avec le livre, le désert et les Hommes, c'est l'histoire d'un partage, l'histoire d'un amour vieux comme le monde, l'amour du rêve... » Ainsi parle Yasmina Khadra qui entreprend de raconter le désert, comme il l'a connu dès son enfance, en Algérie. Dans cet exercice d' autofiction, le célèbre romancier emmène le lecteur dans l'immensité des lieux, si arides en apparence et pourtant si vivants, où la musique rythme la poésie et les mirages accouchent toujours d'oasis...

  • Le Clan Spinoza mobilise toutes les ressources du roman pour faire renaître le monde dans lequel a vécu Bento de Spinoza, entre Amsterdam et La Haye, dans cette Europe du XVIIe siècle qui a vu l'avènement de la Raison Moderne.
    Il célèbre les aventures de ceux qui partirent à la conquête de la liberté, hommes et femmes oubliés par l'Histoire et pourtant hauts en couleur. Parmi eux, Saül Levi Morteira, grand rabbin de la communauté juive d'Amsterdam ; Adriaen Koerbagh, encyclopédiste en avance d'un siècle sur son temps ; Franciscus Van den Enden, activiste farouchement opposé à Louis XIV ; Sténon, anatomiste de génie...
    Suivant les destins capricieux des familles, des amours, des amitiés et des idées, ce livre foisonnant, original, palpitant, dessine la figure inédite d'un Spinoza « en réseau ». Grâce à lui, l'éclat de la philosophie, au lieu de nous aveugler d'admiration pour l'un de ses plus grands auteurs, nous aide à mieux comprendre ce qu'est le monde - le sien, le nôtre - et même ce que signifie... comprendre.

  • Cette édition bilingue de luxe de référence (reliée toile) séduira les spécialistes comme les simples curieux, les lecteurs français auront ainsi accès, pour la toute première fois, à l'ensemble des poèmes d'Emily Dickinson.
    Cette édition comporte également une présentation, une chronologie, une bibliographie et des notes.

  • Dans Les Disparus, Daniel Mendelsohn partait en quête de l'histoire de sa famille ; avec L'Étreinte fugitive, il s'est livré à une quête infiniment plus intime. De l'écriture rhapsodique qui est la sienne, il fait revivre son enfance entre sa mère, «l'institutrice», la toute-belle, et son père, «le mathématicien», celui qui répare, construit et se collette aux choses ; une enfance peuplée d'êtres, frères et soeurs, parents juifs âgés, avec, au centre, son grand-père, ce dandy mystérieux et raconteur d'histoires.
    C'est pendant ses années d'étudiant dans l'exotique Sud américain que le jeune homme se découvre une passion jumelée pour les langues anciennes et les beaux garçons. Dès lors, la recherche de la «grammaire de son identité», de ce que veut dire être un homme, suivra des méandres surprenants, bouleversants. Car, lorsqu'une amie lui propose d'incarner une «figure paternelle» auprès de l'enfant qu'elle porte, il accepte et se prend à s'attacher si fort à lui qu'il va, petit à petit, partager sa vie entre Chelsea, le quartier où vivent les «garçons» de New York, et la banlieue où habitent son amie et leur petit garçon. Comme Les Disparus, ce récit réverbère l'écho de textes antiques - ici, des poèmes latins et des tragédies grecques - et renferme un secret de famille lancinant, dont le lecteur n'aura la clé que dans les dernières pages du livre, après avoir, avec Daniel Mendelsohn, rendu visite à des tombes désertées et déchiffré des épitaphes menteuses.

  • Il nous a fait redécouvrir La Fontaine, Rimbaud et Céline. Il incarne l'esprit et le panache de la langue française.

    En prose, en vers et même en verlan, il a donné sa voix à d'immenses auteurs, auxquels il sait faire respirer l'air de notre temps - en racontant la fureur du Misanthrope à l'ère du téléphone portable, ou la sensualité de "La Laitière et le pot au lait" sur l'air d'une publicité pour Dim.

    Il a quitté l'école à quatorze ans pour devenir apprenti coiffeur. Il est aujourd'hui l'un de nos plus grands comédiens, célébré pour ses lectures-spectacles, couronné par la Mostra de Venise pour son rôle dans son dernier film, L'Hermine.

    Dans son autobiographie, Fabrice Luchini livre le récit d'une vie placée sous le signe de la littérature, à la recherche de la note parfaite.

  • François fut roi de France et poète.
    Le cardinal de Richelieu institua quarante immortels pour fixer sa patrie sur un Olympe littéraire. Avant d'être empereur, Napoléon rêva d'être écrivain. Le romancier Malraux fit un inoubliable ministre de la Culture, pour la gloire d'un général publié lui-même dans la bibliothèque de la Pléiade... nulle part ailleurs qu'en France, politique et littérature ne forment de couple aussi singulier. Et les écrivains, font-ils bon ménage avec la politique? C'est la question posée par ce livre irrévérencieux, qui invite le lecteur à découvrir des consanguinités surprenantes entre auteurs d'hier ou d'aujourd'hui, de droite ou de gauche, pour le meilleur et pour le pire.
    Car le peuple indiscipliné des écrivains regorge de courtisans et de guerriers, d'idéologues et de prudents, de sceptiques et de pamphlétaires, de vaillants et de lâches, de prophètes et de mystiques, sans oublier ceux que Stéphane Giocanti appelle joliment les plantés et les maudits: ceux qui se sont fourvoyés dans le ridicule ou le tragique... Une promenade inédite dans l'histoire littéraire, de Victor Hugo à Richard Millet.

  • Récit de l'enlèvement sur ordre de Kim Jong-Il, à la fin des années 1970, du réalisateur Shin Sang-ok et son ex-épouse Choi Eun-hee. Ces deux stars du cinéma en Corée du Sud se sont mis au service des projets cinématographiques du fils du dirigeant nord-coréen pour parvenir à fuir le pays.

  • Une démonstration selon laquelle «A la recherche du temps perdu» n'est nullement un monument culturel élitiste et ennuyeux mais bien un roman vivant et plein d'humour : l'historienne a rassemblé des textes illustrant toutes les facettes de l'humour proustien, lucide et cruel, resitués dans leur contexte.

  • Cette biographie de Proust s'appuie sur des sources encore inédites, comme sa correspondance, «Du côté de chez Swann» et ses premières épreuves corrigées, et un carnet de notes utilisé entre 1908 et 1911. Ainsi apparaît un Proust méconnu, qui façonnait son personnage en autoportraits différents et en travestissements.

  • L'auteur raconte ses souvenirs d'acteur, de spectateur et de lecteur à propos de Shakespeare. Un tragédien qui s'adresse à tous.

  • Comment tu es devenue ma fille Nouv.

    Carolyn est la mère d'une fille de 13 ans... née garçon, au sein d'une fratrie de quatre enfants, dans le sud des Etats-Unis.
    Girlhood est la lettre qu'elle adresse à sa fille, une lettre de combat et de gratitude. La présence d'une enfant transgenre en son sein a permis à cette famille de se réinventer, à cette enfant de créer sa propre mythologie, d'être qui elle veut être. A l'heure où le genre est devenu un sujet de société parfois caricaturé, ce récit biogaphique mêle histoire et science, récit intime et social, sans jamais prendre un autre parti que celui de l'amour d'une mère.

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